RIO DE JANEIRO
Population : 6,3 millions intra-muros
Superficie de l’Etat de Rio : 43 909 km2 (un peu plus que le Suisse) 15,5 millions d’habitants
Nom des habitants : les Cariocas (« maison de l’homme blanc » en tupi)
Surnom : Cidade Maravilhosa (« la cité merveilleuse »)
Zona Sul :
Gloria, Catete et Lapa :
Les quartiers qui bougent le plus. A Lapa, de nombreux bars animés sont fort appréciés des Cariocas, qui adorent s’y réunir les jeudis et vendredis. C’est le centre névralgique des nuits de Rio. Les boutiques des antiquaires se métamorphosent le soir en piste de danse, où l’on peut voir les meilleurs musiciens de la ville. Les touristes y vont peu, dommage pour eux car ici bat le cœur de Rio au rythme de la samba.
Où sortir ?
Bar-boite :
Democraticos
Salle de concert:
Fundicao progresso (http://www.fundicaoprogresso.com.br)
Circo voador (http://www.circovoador.com.br/)
Santa Teresa:
Quartier à flanc de colline qui surplombe Lapa, Gloria et Catete, sorte de Montmartre. Tout le monde s’entasse dans le tramway qui gravit péniblement la colline (0,60R$). Arrivé sur la butte, vous pourrez flâner dans le parc des ruines (Parque das Ruinas) d’où vous aurez une magnifique vue sur la baie de Guanabara et le Pin de Sucre. C’est un quartier à l’esprit bohème, idéal pour déambuler et faire une halte pour déjeuner dans un des nombreux restaurants qui s’y trouvent.
A voir : Musée chacara do Ceù.
Centro :
C’est le centre historique de la ville. On y trouve les principaux sites historiques et bâtiments culturels. Il rassemble aujourd’hui 50% des activités économique de la ville. La balade à pied est indispensable, les rues sont étroites et la foule y grouille. C’est le meilleur endroit pour s’imprégner du quotidien des Cariocas. Les prix des magasins sont sensiblement inférieurs à ceux de la zone sud. Il est recommandé de visiter le quartier la semaine car les rues sont vides le week-end. Le quartier commerçant de Saara est le plus fréquenté.
Nombreux théâtres et la maison France Brésil.
Copacabana :
Copacabana est l'un des quartiers les plus connus de la ville. Sa plage, longue de 4,5 km, est une des plages les plus célèbres de la planète. Coincé entre la mer et les collines, Copacabana vit au rythme des bus infernaux, des emplettes et des employés, des touristes et des promeneurs.
Où manger :
Dona Empada : 2,60R$ la brioche fourrées (empadas) aux crevettes, poulet ou crabe.
Cervantes : meilleur sandwich de la ville.
Ipanema :
Ipanema se développe dans les années 50 suite à la saturation de Copacabana. C’est un quartier riche, chic et « branché », c’est aussi le berceau de la Bossa Nova. Aujourd’hui, la fameuse plage offre un ensemble de règles qui organisent des carrés de sables fin. Chaque tribut à son périmètre, défini en fonction des postes de surveillances. Le poste 7 et ses surfeurs, le poste 8 est fréquenté par les gay, le poste 9 est pour les jeunes branchés et le 10 pour les muscles d’aciers.
Zona Norte :
Beaucoup plus étendue que la zone sud, c’est là que vivent la grande majorité des habitants de Rio. Dans sa partie la plus proche du Centre, on trouve le Maracaña, le grand stade de football de Rio et la pittoresque Feria de Sao Cristovao, le grand marché à ciel ouvert.
La Zona Norte, c’est aussi le cœur de la Samba et la période du carnaval permet à cette région pauvre et déshérité de prendre sa revanche sur la Zona Sul.
Se déplacer :
Le métro : 5h-00h en semaine
7h-23h dimanche et jour fériés
2,85R$ le trajet. Il est possible d’éviter la queue des tickets en achetant une carte prépayé (cartao pré-pago) de minimum 10 R$.
Il est propre, moderne et en pleine essor! Il n’y a que deux lignes, la ligne 1 qui dessert le Sud nous servira le plus. On peut garder le même ticket pour un trajet qui combine bus et métro.
Le bus : Le moyen de transport en commun le plus développé.
Les couleurs ne correspondent pas aux lignes mais aux compagnies privées.
Se procurer le Guia 4 Rodas dans les kiosques à journaux.
Le site www.rioonibus.com rubrique Guio de itinerarios
catégories de bus :
Onibus comun : 24/24, c’est le plus économique moyen de locomotion à Rio 2,20R$. Bien agiter le bras à l’arrivé du bus.
Frescao : plus confortable et coutent 3 à 5R$
Minivan : Très pratique au bord de la mer (fourgonnettes blanches avec des zébrures horizontales vertes et bleues). Agiter le bras à l’arrivé du bus et indiquer sa destination finale. (2,20R$)
Tramway (bonde) :
Il en existe un seul, il va du centre-ville à Santa Teresa. Toutes les 30 minutes le week-end et toutes les heures en semaine. 0,60R$.
Les Taxis :
Les Taxis communs (jaune avec une bande bleu): fonctionne avec compteur (bien vérifier), les taxis officiels ont une plaque rouge et un numéro d’identification. Le prix minimum est 4,30R$.
Les radio-taxis : le prix est fixe et déterminé à l’avance selon la destination. (30% plus cher).
Eviter les taxis pirates, jaune mais sans bande bleu.
Autres lieux incontournables :
Le christ Rédempteur du Corcovado
Train de 9h30 à 18h. Tarif : 36R$
La célèbre statue du Christ Rédempteur (), bras en croix, se dresse sur le pic du Corcovado d'une hauteur de 710 mètres et que l'on peut apercevoir de tous les quartiers de Rio. La statue mesure 38 mètres de haut. L'œuvre, datant de 1931, est due à la collaboration du sculpteur français Paul Landowski et de l'architecte brésilien Silva Costa
Le pain de sucre (Pao de Açucar)
8h à 19h50. Tarif 44R$.
http://bondinho.com.br/
Le Pain de Sucre est un pic rocheux de 395 mètres à la forme si singulière qui a toujours été le symbole de Rio. À l'ouest, on peut découvrir des panoramas de toute beauté, où s'étendent les plages de Leme, Copacabana, Ipanema et Leblon, bordées par les montagnes. À vos pieds, vous apercevrez les quartiers de Botafogo et de Flamengo avec le Corcovado surmonté du Christ Rédempteur. Quelle que soit l'heure, la vue depuis le Pain de Sucre est splendide.
Le jardin botanique (jardim Botânico)
8h à 17h 4R$
Superbe parc considéré comme l’un des dix plus importants jardins botaniques au monde.
- BRASILA
São Paulo
Présentation générale
São Paulo est la plus grande ville du Brésil en termes de peuplement. Avec plus de 11 millions d’habitants en 2010, elle bat largement Rio (6,3), et Brasilia (2,5), pour un territoire de 1523 km², ce qui entraîne une très forte densité (7 383 hab. par km²). Elle accueille ainsi des milliers de nouveaux venus chaque année, venant du Brésil (principalement de la région Nordeste), des pays du Mercosul, mais également du monde entier : la communauté d’ascendance italienne y est très importante (environ 60% de la population totale !), car l’immigration européenne fut très forte au début du XXème siècle. Plus étonnant : on y trouve la communauté japonaise la plus importante hors du Japon. De nombreux descendants de Libanais et de Syriens, ainsi qu’une importante communauté juive y sont aussi présents. Malgré ce cosmopolitisme, elle reste la ville qui compte le plus de lusophones (locuteurs de langue portugaise) au monde.
Située dans la région Sud-Est du pays, à 760m d’altitude et quelques dizaines de kilomètres de la côté Atlantique, sous un climat subtropical humide, c’est la capitale de l'État de São Paulo, et la capitale culturelle du Brésil. Bien que la concurrence de la part d’autres régions brésiliennes soir forte, cette ville est une des plus fortes concentrations industrielles du monde : tous les types d’industries y sont représentés, de l’automobile à l’électronique, en passant par l’aéronautique et la métallurgie. Son profil a cependant évolué vers les services et les affaires, si bien que la ville est aujourd’hui un des principaux centres financiers, commerciaux et industriels en Amérique du Sud.
Les quartiers
La ville est composée de 31 « subprefeituras », regroupées en neuf « zonas », aux activités et niveaux de richesse variés. Un fait intéressant est cependant à noter : en 2003, 71% des habitants de São Paulo étaient propriétaires de leur logement. Les neuf « zonas » sont les suivantes :
- Le Centre : On y trouve le vieux centre-ville avec une architecture d’inspiration européenne. L'État tente de le raviver en y transférant ministères et bureaux. Y siègent la Bourse et l'Hôtel de Ville.
- Le Nord-Est : Situé près de Guarulhos, il s'agit d'un quartier principalement résidentiel mais aussi industriel puisqu'il est situé aux abords de l'Autoroute Dutra, la principale du pays.
- Le Centre-Sud : le nouveau centre-ville s'y développe avec tours de bureaux et sièges de multinationales.
- Le Sud-Est : cette zone comprend la plupart des industries de la ville. On y trouve également les jardins d'Ipiranga, où l'indépendance du Brésil a été proclamée
- L’Ouest : région très commerçante, avec de nombreuses boutiques, des bars… on y trouve la rue la plus importante de la ville : l'Avenida Paulista, le quartier huppé des Jardins, le Jockey Club, le stade de football municipal et les plus grandes universités de São Paulo. C'est aussi le point de rencontre de la communauté gay : la plus grande parade gay annuelle au monde se réalise sur cette avenue.
- L’Est 1 et et le Nord-Ouest : régions en voie de développement, à population pauvre, mais avec quelques services urbains.
- Le Sud et l’Est 2 : quartiers les plus défavorisés de la ville.
Monuments, particularités urbaines et architecturales
São Paulo est caractérisée par un urbanisme débridé. On y trouve l'édifice Martinelli22, le premier gratte-ciel des Amériques, hors des États-Unis, datant des années 1930. Les autres monuments importants sont le «Memorial da América Latina», le Théâtre Municipal (1911), le Musée d'Art de São Paulo (MASP), la Pinacothèque de l'État de São Paulo, la cathédrale de la Sé, le Musée du Ipiranga, au style classique avec jardin à la française, le parc d'Ibirapuera, l'Avenida Paulista, artère commerciale principale de la ville, choisie comme symbole par la cité en réponse au Pain de Sucre de Rio de Janeiro. Enfin, le pixação forme de graffiti très spécifique, est un moyen d'expression pour certains « artistes urbains » qui vont jusqu'à recouvrir des immeubles entiers de leurs signatures et messages
Les transports
Les déplacements urbains sont principalement réalisés en voiture et en bus. Des couloirs exclusifs d'autobus ont été aménagés au centre des principaux axes routiers et sont empruntés par des bus de diverses compagnies privées subventionnées par l'État. La ville est dotée de 8 lignes de Trains urbains ainsi que 5 lignes de métro. De nombreuses autoroutes arrivent à São Paulo telles la Dutra de Rio de Janeiro ou la Imigrantes de Santos mais ne seront reliées entre elles qu'une fois le boulevard périphérique complété.
São Paulo est desservie par les aéroports de Cumbica/Guarulhos (vols nationaux et internationaux) et Congonhas (vols nationaux) ayant des liaisons quotidiennes avec les grandes capitales mondiales. Ces deux aéroports sont aussi les plus achalandés du pays, loins devant ceux de Brasilia et Rio de Janeiro. La liaison entre São Paulo et Rio de Janeiro est la route aérienne la plus utilisée au monde, avec en moyenne 214 vols quotidiens (en 2002). La gare de la Luz témoigne de nos jours du passé économique de la ville lié au café.
Sources :
Site de l’Institut Brésilien de Géographie et de Statistiques : http://www.ibge.gov.br/cidadesat/topwindow.htm?1
Site officiel de Sao Paulo : http://www.capital.sp.gov.br/portalpmsp/homec.jsp
Pour aller plus loin :
Informations interactives sur Sao Paulo et Rio de Janeiro : http://www.tv5.org/TV5Saopaulo/fs_global.php
Ana Fani Alessandri Carlos, « São Paulo, ville mondiale ? », in Confins, revue franco-brésilienne de géographie n°1, deuxième semestre 2007. http://confins.revues.org/3
Curitiba
Cette grande ville brésilienne compte environ 1,8 millions d’habitants, 3 millions avec son agglomération. Capitale de l’Etat du Paranà, elle se situe à 900 mètres d’altitude, à 400 kms au sud de São Paulo et à 100 kms de l’océan. Son climat subtropical nous offrira des températures variant entre 13 et 22°C pour avril, mois de notre voyage. La ville a été fondée en 1654 par les colons portugais. Son nom actuel date du XVIIIe siècle et vient du portugais Coré Etuba, qui signifie beaucoup de pins, les pins étant très nombreux sur les collines avoisinant la ville. À la fin du XIXe siècle, les premiers immigrants non portugais arrivent à Curitiba, ce sont des Européens, surtout des Allemands, des Polonais et des Italiens, ils font la particularité de la ville. C’est une ville développée que celle de Curitiba qui a bénéficié d’un développement économique important en se tournant vers les industries mécaniques, de télécommunication et de transport, depuis les années 1970. Elle accueille aujourd'hui le siège et l’usine Renault au Brésil. Son taux de chômage est assez faible, le revenu moyen par habitant est élevé, ainsi que l’IDH (0,856 en 2000). De plus, l’urbanisme moderne de la ville fait sa renommée, notamment grâce à un réseau de transports très développé.
La volonté d’organisation de la ville apparaît dès la fin du XIXe siècle, avec la mise en place des premières règles d’urbanisme : le permis de construire ; le traçage de larges rues dans la ville. La planification urbaine apparaît dès les années 1940 avec une esquisse de plan pour la ville, dirigée par un Français, Alfred Agache. L'Institut de recherche et de planification urbaine de Curitiba (IPPUC) avait alors en charge la conception et une partie du suivi de l'application du plan, qui prévoyait : la mise en place de services publics ; la diminution des embouteillages ; la création de centres secondaires ; la création de larges voies de communication ; une distance de cinq mètres entre la voie de circulation et les premières constructions.
Mais ce n’est que depuis les années 1960 que l’on peut observer une véritable planification urbaine à Curitiba. Cette planification est précipitée par la croissance démographique de la ville qui fait craindre une croissance non maîtrisée, alors visible à Rio de Janeiro et São Paulo. C’est à cette époque que la zone industrielle de la gare, le centre administratif, le centre polytechnique et le marché municipal sont mis en place. En 1966 le Curitiba Master Plan est adopté et, avec lui, on passe d’un plan radial à un plan défini selon cinq axes principaux. Dès 1971, les réalisations du plan commencent, avec la construction de rues piétonnes. Elles sont les premières du Brésil. Ensuite, de 1974 à 1982, les cinq avenues sont dessinées dans le but de concentrer la construction le long de celles-ci. Chaque avenue est constituée de six voies et les voies centrales sont dévolues à la circulation des bus. Le plan autorise la construction d’immeubles d’une hauteur importante le long des avenues mais la densité de construction diminue à mesure que l’on s'en éloigne. Sur ces avenues, la vitesse est limitée à 60km/h.
Pour que ces prévisions de fixation de la croissance autour des avenues se réalisent, les transports en commun ont largement été développés. Cette question des transports en commun se pose dès 1913 à Curitiba avec la création du trolleybus électrique. Dans les années 1940, le bus remplace progressivement le trolley, qui est abandonné en 1951. En 1971, le plan de transports en communs est tracé et aujourd'hui. Mais en 1980, le bus classique ne paraît plus adapté aux besoins des usagers. Alors le système du RIT, Rede Integrada de Transporte est mis en place. Il regroupe l’ensemble des transports publics de la ville, mais est axé sur les bus. Ainsi, des stations sont créées, elles s’apparentent à des stations de métro, mais sont en surface. Désormais, le ticket ne s’achète plus lors de la montée à bord du bus mais dans la station. Pour limiter la fraude, des tubes d’embarquement sont construits, on parle alors de stations-tubes, aujourd’hui au nombre de 221. Deux portes du bus sont dédiées à la descente, et une porte à l’embarquement. Un bus peut transporter de 30 à 270 passagers. Ils possèdent leurs propres voies de circulation. Sur les circuits de bus, deux voies leurs sont réservés au milieu et sont entourées par une voie dédiée aux transports privés.
La ville se présente comme un modèle international de développement durable, puisqu’elle possède le plus haut taux d'usagers des transports en commun parmi les villes du Brésil, avec 85% des Curitibanos qui les utilisent. De plus, elle détient le taux le plus bas de pollution ambiante et de consommation de gaz par habitant. Le succès du RIT a inspiré le TransMilenio à Bogotá (Colombie), l’Orange Line de Los Angeles, California et les futurs systèmes de transports de Panama City, du Transmetro à Guatemala City et du Metrobús de Mexico.
A lire : 99% des habitants de la ville de Curitiba au Brésil sont fiers de leur cité